Recommander

Commentaires Récents

Publicité

Vendredi 28 septembre 2007

 

bismillah

 Salam Alaykoum

l’horloge biologique et Les horaires de la prière




La prière est le deuxième pilier de l'islam. Son observation et d'une importance capitale. Le Coran est très explicite à ce sujet. En effet, nombreux sont les versets qui recommandent non seulement son observation mais la ponctualité dans son accomplissement.Comme le stipule le verset  car la Salât demeure, pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés. " ( An-Nisâ' (LES FEMMES) S4 V 103). Son importance devient plus évidente lorsqu'on lit le Hadith du prophète qui menace toute personne n'observant pas la prière d'impiété.

Par ailleurs, le terme prière est général. Il englobe tous les types de prière. Cependant, seules cinq prières ont le caractère de l'obligation. Le reste dépend du degré de foi du musulman. Pour les cinq prières obligatoires. Ce sont  :

-         la prière de l’aube (Sobh)

-         la prière de midi (Dhohr)

-         la prière de l’après midi (Asr)

-         la prière du crépuscule (maghrib)

-         la prière de la nuit (Icha).


En examinant globalement cette répartition dans la journée, il est légitime de se poser la question : pourquoi de tels moments ? Pourquoi à l’aube et au crépuscule ? ? Pourquoi ne pas les faire d'un seul coup, soit le matin soit le soir ? Ou encore les répartir en deux ou en trois ; matin, midi, et soir ? Pourquoi exactement cinq fois par jour et cinq moments de la journée ?

Une telle question a été posée depuis longtemps. Certains des ulémas musulmans avaient émis un certain nombre d'hypothèses en guise d'explication, en faisant surtout référence aux activités quotidiennes du musulman, mais sans toutefois être formellement la raison.

Certes la prière apaise le musulman et lui confère une énergie physique et mentale vu la charge spirituelle dont elle est source. Après un exercice spirituel, le corps humain se décharge et devient plus léger pour ainsi se renouveler et produire. L'attitude du prophète illustre cette donnée quand il s'adresse à Bilal : « réconforte-nous pas la prière, ô Bilal !»

Effectivement, l'homme au cours de la journée vit selon un rythme, la fameuse horloge biologique. Cette horloge biologique interne située dans l'hypothalamus, au niveau des noyaux suprachiasmatiques qui reçoivent l'information lumineuse par des voies venant de la rétine. Cette horloge biologique interne, en l'absence de synchroniseur externe (par exemple un séjour prolongé dans un abri ou une grotte) fonctionne "en libre cours" avec un petit retard ou une avance sur le rythme de 24 h, donc à peu près 24 h, d'où le terme de rythme circadien. Or, cette horloge interne tient sous sa dépendance de nombreuses autres horloges qui contrôlent la synthèse d'enzymes et d'hormones, la température centrale et indirectement le rythme d'éveil et de sommeil.

Quelles sont donc les modifications biologiques qui coïncident avec les horaires de la prière ?

1- la prière de l’aube : le musulman se réveille pour effectuer la prière et vivre trois grands phénomènes physiologiques :

a- la diminution de la sécrétion de la mélatonine suite à la réception lumineuse, rappelons que cette hormone est en quelque sorte « anti énergie ».

b- le système neurologique parasympathique, dominant au cours de la nuit, qui est de nature relaxante, cède la place au système neurologique sympathique qui est activateur de principe, pour dominer pendant la journée.

c- l'organise se prépare à la sécrétion de l’hormone la plus énergétique qui ne se sécrète que le matin, le cortisol. D'autre hormone telle que la sérotonine sont également sécrétés à ce moment de la journée.


Bref, le statut hormonal du matin est un statut «  activiste ». Se réveiller à l’aube et par conséquences le synonyme de profiter de cette énergie, ce qui n'est d'ailleurs pas le cas à défaut.

2- la prière de midi : après le stress engendré par la sécrétion de la plus grande hormone connue pour cet effet, l'adrénaline, le musulman se donne l'occasion pour se relaxer aussi bien sur le plan spirituel que corporel. En plus cette relaxation permet d'échapper à l'autre phénomène de stress qu’engendre la faim, un besoin réflexe de ce moment de la journée.

3- la prière de l'après-midi : la troisième prière de la journée correspond à un moment où la sécrétion de l'adrénaline connaît son deuxième pic de sécrétion journalière. D'ailleurs il a été constaté que les patients qui souffrent de maladies cardiaques développent le plus grand nombre de complications en ce moment de la journée, même si les explications demeurent en cours d'étude. La relaxation corporelle par le biais spirituel qu’assure la prière pourrait mettre le musulman à l'abri de ce genre de complications. Elle le protège également des accidents qui pouvaient survenir suite à la diminution de la concentration en ce moment de la journée. Ne serait-ce qu’une raison pour que le Coran insiste sur la conservation de cette prière dans le verset : " Soyez assidus aux Salâts et surtout la Salât médiane; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité. " (Al-Baqara (LA VACHE) S2,V 238).

4- la prière du crépuscule : à l'inverse de l’aube, c'est l'heure de transition de la lumière à l'obscurité. La mélatonine reprend sa sécrétion et engendre une sensation de sommeil et de relaxation.

5- la prière de la nuit : la dernière prière de la journée. Elle correspond au passage de l'activité au repos. Le système nerveux parasympathique reprend sa domination pour ralentir toutes les activités de l'organisme. Il pourrait être la raison pour laquelle le prophète avait recommandé de la faire assez tard dans la nuit et ainsi aller au lit immédiatement après.

La coïncidence entre les horaires de la prière et des phénomènes physiologiques pourrait faire, à long terme, en cas d'observation de la prière, de ce culte un stimulant d'un réflexe physiologique qui va pouvoir adapter, associé au stimulant sonore du muezzin, l'organisme aux changements environnementaux. Ce qui procure à l'homme une vie bien organisée aussi bien sur le plan comportemental que biologique (comme le respect du cycle lumière obscurité, éveil sommeil).

En conclusion les cinq grands rendez-vous spirituels quotidiens du musulman sont loin d'être arbitraires, mais sélectionnés avec soin pour correspondre à des moments physiologiques clés et ainsi assurer une vie harmonieusement organisée où le comportemental et le biologique s'amalgament.

Synthèse : Dr Elmanaoui Rachid

Sources :

1- Dr MISBAH SAYID KAMEL : Les recommandation coraniques et l’horloge biologique, article publié dans le Revue I’jaaz I’lmi N° 15.


 Salam Alaykoum   Sourire Mouslima
Par islam_de_coeur - Publié dans : LA PRIERE
- Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 28 septembre 2007
bismillah

 Salam Alaykoum


Des preuves irréfutables de l'existence de Dieu le Très Haut




Les savants musulmans ont divisé l'humanité en deux groupes: ceux qui croient que l'univers a été créé par Dieu et ceux qui pensent que c'est la nature.

Selon ces derniers, la nature est donc une force qui n'est douée ni de raison, ni de volonté et qui n'est point ordonnée.

Comment se fait-il que cette nature ait créé des êtres doués de raison, de volonté et un univers parfaitement ordonné alors que nous, humains, qui avons reçu l'intelligence et la volonté, sommes incapables de créer ne serait-ce qu'une fourmi ?

La raison est contrainte d'admettre que cette force est douée de sagesse, de volonté et qu'elle est ordonnée!

Personne n'a jamais vu un morceau de fer devenir une automobile sans intervention humaine ! Il a fallu un homme doué d'intelligence et de volonté pour travailler le métal, prendre des mesures précises, assembler les divers éléments - ce qu'un fou n'aurait pu faire - et voici qu'apparaît notre voiture dans toute son harmonie ! Cependant, cette automobile n'a ni cœur, ni ouïe, ni vue, ni parole, ni intelligence, ni même d'estomac pour manger, boire et apprécier la saveur des aliments! 

Et si nous abandonnons cette magnifique automobile dans la nature, elle ne deviendra jamais un chameau, même après des milliers d’années ! Plutôt, elle se rouillera et  sera rongée par l’humidité, car la matière ne crée rien.

Dieu Le Très-Haut, par deux versets du sublime Coran, a mis au défi les négateurs athées :

« Ont-ils été créés à partir de rien ou sont-ils les créateurs ? Ont-ils créé  les cieux et la terre ? Mais ils n’ont plutôt aucune conviction. » [Le Coran, sourate Ar-Tûr (no 52), versets 35-36 ]

Que dire de l'être humain, des animaux, des arbres tous créés selon leur propre spécificité. De la même terre, arrosée de la même eau, Dieu, Le Créateur Sage, fait sortir des fruits de couleurs, de saveurs et de formes variées.

Que dire de cet univers qui, avec ses étoiles, son soleil, ses planètes, fonctionne selon un calcul précis ?

Louanges à Dieu, le Parfait Créateur de toute chose !

Il a proclamé dans Son Livre les preuves de Son Existence et de Son Unicité :   

« S’il y avait dans le ciel et la terre des divinités autres que Dieu, tous deux seraient certes dans le désordre. Gloire donc à Dieu, Maître du Trône; bien au-dessus des fictions qu'ils Lui attribuent » [ Le Coran, sourate les Prophètes (n° 21). verset 22 ]

L'ordre parfait qui règne dans l'univers est la preuve qu'il n'y a qu'un seul Maître !

Notre propre existence est une preuve éclatante de l'existence du Créateur, loué soit-Il !

En effet, nul ne peut douter qu'il existe et qu’auparavant il n'était rien:   

« Un laps de temps ne s’est-il pas écoulé durant lequel l’homme n’était même pas une chose mentionnable ? En vérité, Nous l’avons créé d’une goutte d’un mélange de sperme, pour le mettre à l’épreuve. Nous l’avons pourvu d’ouïe, de vue Et mis sur la bonne voie, sans tenir compte de sa reconnaissance, ni de son ingratitude » [ Le Coran, sourate l'homme (n° 76) versets 1-3 ]

Nous sommes incapables de créer quoi que ce soit, ne serait-ce qu'un oeil de notre organisme!

Un jour dont nous ne saurions douter, nous allons mourir et ce corps retournera à la poussière: Celui-là même qui nous a créé une première fois, nous recréera une seconde fois le Jour de la Résurrection, cela est facile pour Lui: 

« C'est de la terre que Nous vous avons créés, et en elle Nous vous retournerons, et d'elle Nous vous ferons sortir une fois encore » [ Le Coran, sourate Tâhâ (n° 20): verset 55 ]

L'Imam Abou Hanifa (que Dieu l'agrée) menait un combat sans merci à ceux qui ne croyaient qu'à la force du temps, les matérialistes. Un jour qu'il était assis dans sa mosquée, voilà qu'un groupe de ces gens l'entoura avec des sabres dégainés pour l'assassiner.

Il leur dit: "Répondez d'abord à l'une de mes questions puis faites de moi ce que vous voulez". Ils lui demandent: "Quelle est ta question?"

Il répond: "Que diriez-vous de quelqu'un qui vous dit: "J'ai vu un navire lourdement chargé de marchandises et entouré en pleine mer par des vagues déchaînées et des vents de toutes sortes. Ce navire poursuivait pourtant en toute quiétude son chemin à travers les flots sans capitaine pour le diriger, ni pilote pour rectifier sa marche". Est-ce que l'esprit accepte une telle affirmation?

Ils dirent: "c'est une chose inconcevable".

Abou Hanifa leur dit: "gloire et pureté à Dieu ! Si l'esprit n'admet pas qu'un navire avance en toute quiétude dans la mer sans pilote ni capitaine, comment peut-il admettre que ce monde se maintienne sans créateur malgré la diversité de ses états, l'étendue de ses limites et la disparité de ses contrées ?"

Ils fondirent en larme et lui dirent : "Tu as vraiment raison". Ils remirent leurs sabres dans leurs fourreaux et revinrent à Dieu repentants.   

« Ô, l'homme! Qu'est-ce qui t'a abusé au sujet de ton généreux Seigneur ? Qui t'a créé puis t'a modelé selon les proportions les plus harmonieuses? En quelle belle forme Il t'a façonné, celle qu'Il a voulue! » [ Le Coran, sourate la Rupture (n° 82): versets 6-8 ]


Lors d'une émission télévisée, le grand physicien et astronome canadien Hubert Rives, résidant en France, fut interpellé en ces termes: "quelle est la question à laquelle vous n'avez jamais pu répondre de votre vie?". Ecoutons-le: "voyez-vous, j'ai étudié les galaxies et j'ai découvert qu'il y régnait un ordre parfait, puis j'ai étudié le règne végétal et animal et j'y ai constaté la même harmonie; puis je vois l'homme répandre sur cette terre le désordre, la guerre, le sang et l'injustice.

Comment se fait-il qu'avec cette intelligence qui lui permet de réfléchir, de comprendre et d'admirer cet ordre parfait dans l'univers, il puisse répandre le chaos sur terre?".

Voici la réponse dans le Livre de Celui qui a créé cet univers parfait:   

« La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains; afin qu'Allah leur fasse goûter une partie de ce qu'ils ont oeuvré; peut-être reviendront-ils vers Allah » [ Le Coran, sourate les Romains (n° 30): verset 41 ]

Le saint Prophète Muhammad – Paix et Bénédiction soient sur lui- a dit :

« Dieu a 99 Noms et celui qui les gardera en son cœur en comprenant leur signification entrera au Paradis ».

Parmi Ses Noms, Allah  est Le Bâtin : « Le Caché » car on ne peut Le voir (1) :   

«  Les regards ne peuvent L’atteindre, cependant qu’Il saisit tous les regards. Et Il est Le Doux, Le Parfaitement Connaisseur » [ Le Coran, sourate les bestiaux (6), verset 103 ]

Allah  est Le Zahir : « L’Apparent », car Il est la cause existentielle de l’univers comme le livre est la preuve de l’existence du scribe, même si nous n’avons ni vu, ni connu celui qui l’a écrit.

    A ce propos un savant a dit :

"La Parole de Dieu qui nous est dispensée, que nous lisons, méditons et comprenons, est une preuve de l'existence du Créateur (gloire à Lui), car il est inconcevable qu'une parole existe ex-nihilo !

La Parole de Dieu témoigne donc de Son existence, surtout qu'elle renferme la loi la plus solide et la plus sage que l'homme eût connue et dont il a tiré d'énormes profits. Elle énonce les théories scientifiques les plus vraies, contient de nombreux faits historiques et des prophéties d'une authenticité remarquable.

Aucune de Ses lois n'a manqué d'apporter ses fruits pendant toute cette longue durée malgré le changement du temps et du lieu. Aucune de Ses prédictions n'a failli.

Aucun historien n'a osé démentir un des faits historiques que le Coran a cités en détail et auxquels il a fait allusion.

Une parole si sage et si vraie, la raison ne peut l'attribuer à un mortel, car elle est au-dessus de ses possibilités et du niveau de son savoir.

Donc, n'étant pas la parole de l'homme, elle est celle du Créateur, et prouve Son existence, Sa puissance et Sa sagesse".

Nous terminerons par  un magnifique exemple :

« Admirez un beau tableau : vous y voyez un lac bleu, des montagnes blanches l’entourant avec de beaux arbres et des fleurs. Au milieu : un magnifique paon qui fait la roue en déployant ses milliers de plumes colorées. » Vous n’avez jamais vu, ni connu celui qui a peint cette œuvre d’art qui a nécessité plusieurs semaines de travail. Votre raison ne peut jamais admettre qu’il n’y avait pas eu un homme pour la réaliser.

Dieu qui a créé le tableau original, créé le paon qui vit - Le Maître de la création, le Peintre des peintres – diriez-vous dans l’ombre de votre ignorance qu’Il n’existe pas ?   

« C’est Lui Dieu, Le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, Le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c’est Lui le Tout-Puissant, Le Sage. » [Coran, Sourate l’Exode (no 59), verset 24 ]

(1) On ne peut voir Dieu dans cette vie d’ici-bas, mais Dieu a promis aux Croyants qu’ils Le verront dans le Paradis [ Le Coran, sourate La Résurrection (no 75) versets 22-23 ]



D'après le site www.sourceislam.com 

 Salam Alaykoum   Sourire Mouslima

Par islam_de_coeur
- Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 28 septembre 2007
bismillah

 Salam Alaykoum


La civilisation arabo-musulmane au Moyen Age

 

 

 


L'Islam a placé le savoir et les savants dans un rang éminent en incitant à chercher le savoir, d'autant plus que son miracle est un livre, le saint Coran dont l'un de ses versets dit : "lit au nom de Allah". En effet, nous sommes les pionniers des sciences car, à une certaine époque, nous avions guidé l'humanité sur les sentiers de la gloire et de la suprématie, et ce, grâce à une élite de savants arabes et musulmans. Ces derniers avaient porté le flambeau qui illuminait les ténèbres de l'ignorance, où sombrait l'Europe. Nous sommes, de ce fait, la nation dotée du plus riche patrimoine, grâce à la succession de plusieurs civilisations. A cette époque de gloire, la langue arabe était la langue universelle des sciences, la majorité des ouvrages scientifiques étaient écrits en langue arabe. A ce titre, la civilisation occidentale moderne est reconnaissante à la civilisation arabo-musulmane, dans son ère d'expansion, pour sa forte contribution au développement de la pensée occidentale. En effet, les européens se sont penchés au Moyen Age sur la traduction des ouvrages de la langue arabe vers les diverses langues européennes. Ils se sont également abreuvés des connaissances et du savoir des pôles prééminents de la civilisation arabo-musulmane au cours du Moyen Age, tels que l'Andalousie et Cécile, lors des Croisades et la conquête du Sud-est de l'Europe par les Ottomans. Aujourd'hui, il est de notre devoir de porter le même flambeau, et de continuer le chemin entamé par nos prédécesseurs arabes musulmans, dont nous sommes les descendants.

Nous devons relever le défi car le savoir est notre ultime issue pour retrouver la puissance et atteindre la gloire. Il est donc de notre intérêt de nous adapter aux tendances mondiales, peut être, serons nous capables de reprendre les devants, comme le faisaient nos ancêtres auparavant.

Par ailleurs, les spécialistes de l'histoire des sciences des arabes s'accordent que les trois premiers maîtres des sciences sont Aristote le grec, Al-Farabi le turc musulman, et Avicenne le persan musulman. Al-Farabi (870 – 950) est l'un des plus célèbres philosophes musulmans, il est un repère de la pensée humaine tant en Orient qu'en Occident. Aux années 50 du 20ème siècle, le monde a célébré le centenaire de sa disparition.

Quant à Avicenne (980 – 1036), il est le pionnier de la pensée humaine à l'époque de l'apogée de la civilisation scientifique musulmane, époque ayant connu le rayonnement d'Avicenne, d'Ibn Al-Haytham et d'Al-Biruni. Les savants occidentaux se sont mis à traduire les œuvres d'Avicenne en latin, qui furent traduites par la suite dans presque toutes les langues. Sa philosophie a considérablement inspiré les philosophes l'ayant succédé. En effet, l'italien Dante le positionne dans les rangs d'Hippocrate et de Galenus.

Alors que George Sarton a qualifié Ibn Al-Haytham (965 -1038) dans son ouvrage "Science ancienne et ville moderne" du plus illustre scientifique musulman qui s'est intéressé à l'optique. Ibn Al-Haytham, égyptien musulman, considérait que la qualité de base des bonnes mœurs, celle du savant vertueux, est de faire valoir la raison sur la passion. N'est ce pas un exemple à suivre, toujours valable bien qu'un millénaire qui nous sépare de son époque.

Abu Al-Rayhan Al Biruni (963 – 1048), musulman afghan, était doté d'une pensée unique, il est, selon l'orientaliste Skhaou, le plus illustre penseur scientifique et le plus émérite savant de tous les temps. Alors que l'orientaliste américain "Iriobob" affirme que tout répertoire énumérant les grands savants doit obligatoirement faire occuper à Al-Biruni un rang distingué.

En outre, et quant au philosophe arabo-andalous Averroès (Ibn Rochd) (1126 – 1198), "Rom Landau" dans son ouvrage "The Arab Heritage of Western Civilization", souligne à son propos :  « les philosophes occidentaux n'auraient pas pu atteindre leurs exploits actuels s'ils n'avaient pas pris comme point de départ les recherches d'Averroès en philosophie ».
 

par le Dr. Mouslim SHALTOUT

 Salam Alaykoum   Sourire Mouslima
Par islam_de_coeur
- Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 28 septembre 2007
bismillah

 Salam Alaykoum


Quel humanisme pour l’islam ?


 


Par Tariq Ramadan

Existe-t-il dans la réflexion des penseurs, des philosophes et des savants musulmans, telle qu’elle s’est développée au cours de l’histoire, quelque chose que l’on puisse nommer humanisme ?

Avant de tenter une réponse à cette question, il faut prendre garde au sens que nous donnons au mot humanisme. S’agirait-il seulement de ce moment de la tradition occidentale - le XVIème siècle - où l’humanisme s’est exprimé quant au rapport de l’homme avec le Transcendant, soit que les humanistes réagissent à la manière dont ce rapport était perçu par l’institution cléricale, soit aussi, parfois, qu’ils contestent ce rapport, comme si l’humanisme c’était alors affirmer que l’homme se dégage ou se libère de Dieu ?

Or il nous semble - c’est la thèse que l’on va défendre ici - qu’il y a une dimension de valorisation et d’affirmation de la personne humaine dans les traditions religieuses. Cette dimension n’a peut-être pas toujours été mise en évidence mais elle est néanmoins, dans toutes les traditions religieuses, un élément constitutif de la pensée spirituelle et du rapport à la Transcendance.

Pour échapper à une lecture du mot "humanisme" liée au moment de la Renaissance en Europe, nous partirons d’une définition de l’humanisme extrêmement simple : mettre l’humain au cœur de la préoccupation de l’homme. L’humanisme, c’est la valorisation de l’humain dans les préoccupations de l’homme vis-à-vis de lui-même. C’est tout à la fois la valorisation de son être, celle de ses facultés, de ses compétences, la valorisation de son projet personnel, collectif et aussi de son projet au-delà de la vie, si l’on se réfère aux traditions religieuses. Dans le rapport au Transcendant, cela aura évidemment des conséquences.

A partir de cette définition, nous pouvons poser la question : que dit l’Islam sur le rapport de l’être humain à lui-même ? Aussitôt, cependant, plus en amont, il nous faut poser une autre question : que dit l’Islam de la conception de l’homme ? Mais alors, qu’entendrons-nous par conception de l’homme ? Nombreux sont ceux en Occident, notamment des philosophes, qui, entrant dans l’univers de la tradition musulmane, citent Averroès, Avicenne, Al-Farabi, Al-Kindi ... et font référence aux concepts utilisés par ces auteurs, par exemple la conception de l’homme. Mais ont-ils fait le détour de pensée nécessaire pour comprendre le sens profond des concepts ainsi utilisés ? pour savoir d’où ils proviennent et de quelle conception de l’homme ils parlent, de quel homme il est question ? Il se pourrait bien, finalement, que nous parlions de l’être humain sans en avoir la même conception.

Il nous faut donc d’abord parler de la conception de l’homme dans la tradition musulmane et bien la préciser. Nous pourrons ensuite mettre en évidence les qualités qui, selon cette tradition, sont celles de l’être humain. Nous terminerons en nous posant la question du rôle de la Révélation dans cette conception de l’homme.

La conception de l’homme dans l’Islam.

La tradition musulmane nous dit : "l’élan de la foi est constitutif de la personne humaine". On pourrait parler aussi d’élan du cœur, d’élan vers la transcendance. Ce n’est pas seulement la tradition mystique, la tradition soufie, qui le dit (cf. Ibn Arabi). Tout l’Islam partage cette affirmation. Elle est au cœur de sa conception de l’homme. Cela veut dire, notamment, que pour l’Islam la foi précède le rationnel. Nous y reviendrons.

Prenons donc les trois thèses fondamentales par lesquelles Averroès (1126 - 1198) pose sa conception de l’homme. Averroès - on ne le dit pas suffisamment - n’est pas seulement le rationaliste que l’Occident a vu en lui. Il est aussi un mystique et un juriste et c’est entre ces deux piliers que se place sa rationalité. L’Occident l’a trop souvent oublié, sans doute parce que cela confirmait ses propres tendances.

L’aspiration vers le transcendant : le premier élément de la conception de l’homme.

Selon la tradition musulmane, lors de la création, existe un moment très particulier où l’on voit Dieu tirer des reins d’Adam l’ensemble de sa descendance et demander à chaque descendant d’attester qu’il n’y a qu’un Dieu : et les enfants d’Adam attestent qu’il n’y a qu’un Dieu ; et le verset termine : pour que vous ne disiez pas le jour du jugement que vous ne saviez pas. Ce récit - que les soufis expriment souvent sous forme de symboles mais que la tradition orthodoxe comprend de façon littérale - est à prendre comme une image. Quelle est sa signification ? C’est que la conscience humaine a l’intuition de l’Un. Par ce récit, il est reconnu que l’homme a une connaissance intuitive de l’Un. Ce qui veut dire, comme les études de Mircea Eliade l’ont confirmé de nos jours, que l’élan vers le spirituel, vers le transcendant, vers quelque chose qui dépasse l’humain, est constitutif de la conscience humaine. Le religieux est constitutif de la structure de la conscience humaine, dit Mircea Eliade. Où qu’il ait porté ses études, il a constaté que quelque chose s’exprime en l’homme qui le pousse à aller au-delà de lui-même, au delà du matériel, à la recherche d’autre chose. Dans la tradition musulmane, cet autre chose c’est l’Un(1).

L’aspiration de l’être vers le Transcendant est donc, pour l’Islam, le premier élément de la conception de l’homme, un élément fondamental, constitutif de notre être. Dans le Coran, on l’appelle al-Fitra, l’aspiration originelle vers l’Un. La formule coranique dit plus précisément : l’aspiration originelle par laquelle Dieu a créé l’homme. Il faut comprendre par là qu’il n’y a pas de changement depuis la création, comme s’il s’agissait de la confirmer : vous êtes tous fils d’Adam, votre fraternité est dans votre origine et dans votre constitution (ce que confirme aujourd’hui la génétique), et donc, en chacun de vous, existe cette aspiration originelle vers le Transcendant. C’est l’élément premier. C’est comme un souffle intérieur qui anime chacun de nous.

Cela signifie que tout ce qui va surgir par la suite dans l’esprit de l’homme ne consistera finalement qu’à éveiller ce souffle et en révéler la présence. Car, à notre création même, nous avons été dotés de facultés qui vont nous permettre d’approfondir et d’orienter ce souffle, d’en confirmer la présence en notre être. N’est-il pas remarquable qu’à l’intérieur même de l’être humain, de soi à soi, nous ayons des facultés qui ont chacune des missions particulières ? Le cœur, d’abord, aura une mission : maintenir l’étincelle et illuminer l’être. La raison, ensuite, aura une mission : revenir à la source et confirmer l’étincelle, confirmer le donné de foi.

La confirmation intérieure de l’aspiration originelle. La raison confirme la foi

La première chose demandée à l’homme est en effet une confirmation intérieure, une confirmation du cœur d’abord, qui va passer par l’écoute de sa propre spiritualité : c’est la dimension mystique. Mais aussi une confirmation qui passera par l’usage de sa raison. Car, pour l’Islam, la raison confirme la foi ; jamais elle ne la déforme, ni ne s’en éloigne, ni ne la précède.

On voit tout de suite, sur ce point, la différence avec l’Occident. Ce qu’ont dit Feuerbach ou Nietzsche, ce que peuvent dire, nourris par ces idées, des auteurs comme Camus ou comme Sartre, ne correspond absolument pas à la conception musulmane. Dès le Moyen-Age, la réflexion sur le rapport raison et foi n’est pas du tout de même nature en Chrétienté et en Islam.

Plus encore qu’Averroès, nous pouvons évoquer ici la tradition d’un homme trop peu connu en Europe (il est pourtant à la base de la réflexion qui, par l’intermédiaire de saint Anselme, conduisit au doute cartésien). Il s’appelle Abu Hâmid al-Ghazali, mort en 1111. Il a mis en évidence un aspect très important de cette réflexion sur le souffle intérieur et sur cette confirmation de ce souffle qui en appelle à toutes nos facultés. Dans un texte qui s’appelle La revivification des sciences religieuses et dans un autre appelé en français Erreur et délivrance (en arabe, mot à mot, comment se délivre-t-on des ténèbres de l’inconnaissance, de l’ignorance) Abu Hâmid al-Ghazali tente - nous sommes au 12ème siècle, donc bien avant la Renaissance - toute une réflexion sur le rapport foi et raison. Il met en évidence qu’il ne peut y avoir de foi vivante sans raison active. L’une ne va pas sans l’autre. En raison même de la constitution de notre esprit, Dieu a mis en nous une étincelle et demande à notre raison de la confirmer.

Un texte coranique dit : nous leur montrerons nos signes en eux-mêmes et dans les horizons. Ce texte veut mettre en évidence que la raison, pour confirmer la foi, ne cherche pas des éléments mais véritablement des signes. Quelle différence entre un élément et un signe ? Elle est exprimée dans le Coran à travers une formule tout à fait intéressante : Le soleil et la lune sont selon des cycles déterminés ; cela s’adresse à la raison. Et dans le verset suivant il est dit : l’arbre et l’étoile se prosternent ; cela s’adresse à la foi. Voir un arbre, c’est voir un élément. Mais savoir qu’il se prosterne, c’est savoir qu’il participe de la création et qu’il a un acte de reconnaissance du Divin ; c’est un signe. L’un parle à la raison, l’autre à la foi. L’idéal est de réunir les deux. Quand on sait que l’Univers est en prosternation éternelle, on a d’autres façon d’agir à son endroit. On ne maltraite pas qui se prosterne. Il nous faut penser que l’Univers est tout le temps en prière. Cela changerait notre mode d’action sur la planète. Cela serait une écologie fondamentale.

Il s’agit donc, finalement, de marier la foi et la raison. Il y aura une confirmation qui passera par la recherche intérieure. Aller vers Dieu, c’est d’abord retourner vers soi, c’est aller chercher l’étincelle intérieure. Mais aller vers Dieu, c’est également, par la raison, étudier l’ensemble des signes qui sont dans les horizons : l’Univers entier, dans son ordre, nous rappelle qu’il est un Univers créé et qu’au-delà de la création il y a un Créateur. Si je me connais, je m’approche de Qui me connaît et m’a créé ; si je connais le monde, je m’approche de Qui a créé ce monde. Il y a une connaissance nécessaire à la confirmation de la foi. Le rôle de la raison est donc essentiel : la raison se situe entre moi et moi pour confirmer l’étincelle intérieure du cœur ; elle se situe entre moi et le monde pour me rappeler qu’il y a un Univers créé.

Le mariage foi et raison : ce qui nous fait devenir hommes

Il faut aller plus loin. Le mariage de la foi et de la raison n’est pas seulement que la raison dise : tous les éléments sont créés, cela confirme qu’il y a un Etre qui nous a créés, cela confirme le "souffle" qui nous anime. C’est autre chose encore. Il y a dans la tradition musulmane une idée beaucoup plus importante, que l’on trouve par exemple chez Al-Farabi, que l’on connaît aussi dans la philosophie antique grecque : le rapport foi et raison est ce qui nous fait devenir des hommes.

L’humanité se gagne et nous avons, tous, à devenir des êtres humains. Un oiseau, dans l’accomplissement de son être, ne répond qu’à l’ordre de son instinct. Un être humain, au contraire, pour qu’il s’accomplisse en tant que tel comme Dieu l’attend de lui, doit cheminer et se construire par un mariage tout à fait subtil, mais permanent, d’une raison qui agit et d’une foi qui éclaire. Je deviens être humain lorsque ma raison, illuminée par ma foi, me pousse à devenir maître de moi-même.

Si on observe un être humain depuis son enfance, il n’apparaît pas naturellement généreux, altruiste, calme, plein de spiritualité. Il suffit de regarder un enfant dont le réflexe est de dire : "cela est à moi". Si on le lui prend, il se fâche. Les dimensions de la possession, de la colère, de la violence, nous habitent naturellement. Comment devient-on un être humain ? par une raison orientée et illuminée par la foi et qui fait un travail d’éducation. Un être humain parvient à son humanité par une éducation permanente, spirituelle et rationnelle. Il maîtrise sa colère, maîtrise sa violence, maîtrise les choses les plus intimes.

Mais est-ce tout ? Si l’on doit, pour devenir un être humain, maîtriser en nous les choses les plus intimes, cela veut dire aussi qu’il faudra maîtriser des choses externes à nous-mêmes, par exemple les éléments de notre connaissance. Pour l’Islam est jugée très dangereuse l’attitude qui consisterait à affirmer que toute connaissance vaut par elle-même, quelle qu’en soit la portée. Nous ne pouvons être d’accord : tout comme on doit avoir une maîtrise intérieure, tout comme il nous faut maîtriser notre ego pour accéder à la qualité d’être humain, de la même façon nous devons maîtriser notre connaissance. C’est là un point fondamental pour tout le rapport qu’il y aura entre les sciences et le religieux à partir de la Renaissance. Au nom de quoi limite-t-on une science ? Aujourd’hui, il faut le souligner, nous sommes pleinement dans ce débat éthique avec la question de l’éventualité du clonage humain.

En résumé, la conception de l’homme pour l’Islam se décline en trois dimensions fondamentales que nous avons mises en évidence :

la foi première, constitutive de l’être de l’homme,

la raison, confirmatrice de la foi,

la nécessité du mariage entre les deux, pour que nous devenions des êtres humains dans un rapport d’illumination et de maîtrise. Illumination par la foi pour mieux maîtriser notre raison et son savoir, mais une raison active pour orienter notre foi.



Une formule coranique nous dit : ceux, parmi les gens qui craignent, c’est-à-dire qui accèdent à la crainte révérentielle de Dieu, ceux qui y accèdent le plus sont les savants. Plus je sais, mieux je crois ; plus grande sera la connaissance, meilleure sera la foi ; plus on va loin dans la , plus on se rapproche du Divin ; c’est là un point fondamental dans la tradition musulmane qui, de cette façon, n’oppose pas science et foi. Il faut bien comprendre néanmoins qu’il s’agit d’une raison active qui n’oublie pas l’illumination spirituelle, faute de quoi on verse dans l’orgueil.

On voit par là pourquoi l’Islam insiste tellement sur l’aspiration originelle vers la Transcendance. Ce "souffle" originel sera la racine de l’humanisme musulman. Sans aucun doute, un humanisme qui affirmerait une autonomie totale de l’être humain par rapport au Transcendant ferait problème dans la tradition musulmane. Seule est concevable une autonomie prenant sa source dans cette aspiration originelle et en tirant son sens.

(1) A cet égard, le polythéisme serait une distorsion de l’Un. Ce n’est pas l’Un qui est un dépassement, le disent les spécialistes de la pensée platonicienne en expliquant que Platon, ou plutôt Socrate en l’occurrence, arrive au monothéisme en dépassant le polythéisme. Dans les traditions religieuses c’est le contraire. C’est par distorsion du rapport à l’Un qu’on en vient aux idoles matérielles ou personnelles ; et qu’on peut devenir pour soi-même sa propre idole.


D'après le site web de Tariq Ramaan 


 Salam Alaykoum   Sourire Mouslima
Par islam_de_coeur
- Voir les commentaires - Recommander
Samedi 13 octobre 2007
bismillah

 Salam Alaykoum



Le Coran est la parole de Dieu révélée à son Messager, notre maître, Muhammad - que les salutations de Dieu et Ses bénédictions soient sur lui - et dont la récitation est un acte d’adoration et qui représente un défi pour les hommes, les djinns et les créatures pourvues de libre arbitre. Dieu n’a pas étendu le défi aux anges car ils ne possèdent pas de choix et ne font que ce qu’on leur commande. Ainsi, le Coran défie-t-il toutes les forces bénéficiant de la capacité de choisir et que Dieu a distinguées par l’attribution de la raison, de l’intellect et du choix.

Avant de traiter du miracle du Coran, nous devons préalablement définir ce qu’est un miracle. Le miracle est une entorse aux lois ou aux principes de l’univers dont Dieu rend ses Messagers capables pour témoigner de Sa voie et les appuyer et pour assurer aux hommes qu’ils sont les envoyés de Dieu et qu’ils sont appuyés et soutenus par le ciel. Et quand le ciel donne son appui et son soutien, les lois des hommes deviennent totalement incapables d’agir.

Mais, quand un homme vient et dit qu’il est envoyé de la part de Dieu pour transmettre Son message, devons-nous le croire ? Ou bien avons-nous l’obligation de lui demander de prouver ses dires ? Ainsi est-il nécessaire que chaque Prophète soit accompagné d’un miracle qui prouve l’ authenticité de son message et qu’il est réellement envoyé de la part de Dieu.

Les miracles de Dieu se distinguent des autres prodiges très clairement. D’abord, ils constituent un défi pour le peuple du Messager dans leur domaine d’excellence. Pourquoi ? Parce que les mettre au défi dans un domaine où ils n’excellent pas ne peut être considéré comme un défi. Par exemple, si l’on fait venir le champion du monde en haltérophilie pour défier un homme du commun, il n’y a là aucune base pour le défi. Pourquoi ? Parce que celui que l’on défie n’excelle pas dans le domaine où le défi s’inscrit. En revanche, si l’on fait venir deux champions du monde dans le même domaine, le défi devient clair et il est sensé de dire que l’un des deux est le plus fort.

Si l’on prend un homme qui excelle en médecine, par exemple, et qu’on l’envoie dans un pays où il n’y a aucun médecin, on ne peut pas dire qu’il s’agit là d’un défi puisque ce médecin ne trouvera aucun concurrent de telle sorte qu’il y ait une base pour un défi. En revanche, si l’on envoyait ce même médecin au plus grand centre de médecine dans le monde, là il y aura effectivement un défi pour lui, un défi portant sur l’étendue de sa maîtrise puisque nous l’avons confronté aux plus grands cerveaux de son temps.

Ainsi aboutissons-nous à deux choses. Premièrement, le miracle doit représenter une entorse aux lois des hommes et seul Dieu - Gloire à Lui - Qui a institué ces lois en est capable. Deuxièmement, le miracle de tout Prophète doit s’exercer dans le domaine d’excellence de son peuple afin que le défi soit fort et génial et qu’il soit une preuve de la puissance de Dieu - Exalté soit-Il. Ainsi donc, on ne prendra pas un peuple excellent en médecine que l’on défierait par un miracle d’éloquence [arabe : balâghah], ni un peuple dont l’éloquence est la spécialité que l’on défierait par un miracle en médecine car, dans ce cas de figure, l’impression de miracle ne comporterait pas un défi fort pour l’homme. En effet, le défi doit porter sur un domaine d’excellence du peuple car Dieu ne défie pas des gens dans un domaine où ils n’ont aucune connaissance, ni aucun don, et afin que le défi ait une valeur. Par conséquent, le miracle de tout Prophète a été dans le domaine d’excellence de son peuple.

Il convient de souligner que le miracle ne se limite pas à faire une entorse aux lois ni au seul défi. Non, toutes les conditions du défi doivent être réunies. En d’autres termes, les gens que Dieu entend mettre au défi doivent disposer de tous les moyens nécessaires. Ensuite, Dieu rend ces moyens inopérants et de ce fait, les conséquences attendues n’ont pas lieu. Donnons quelques exemples rapides de ce fait. Le miracle de la délivrance d’Abraham - paix sur lui - et celui de la délivrance de Moïse - paix sur lui. Dans les deux miracles, les moyens étaient réunis puis rendus inopérants.


 Salam Alaykoum   Sourire Mouslima
Par islam_de_coeur - Publié dans : les miracles du coran
- Voir les commentaires - Recommander
Samedi 13 octobre 2007
bismillah

 Salam Alaykoum



Le miracle d’Abraham constitua un défi pour des gens idolâtres qui se prosternaient pour les idoles et les sanctifiaient. Ils voulurent brûler Abraham pour venger leurs divinités et mirent la vengeance en oeuvre d’une façon qui glorifiait leurs idoles et faisait d’Abraham un exemple pour quiconque aurait dans l’idée de les humilier ou les rejeter. Ils emmenèrent Abraham. Puis, devant leurs divinités et sous leur protection allumèrent un feu gigantesque pour le brûler. Le fait de le brûler devant les divinités et sous leur regard visait à faire de la vengeance contre Abraham une vengeance terrifiante bénie par les divinités.

Ils amassèrent le bois et se tinrent devant leurs divinités, la source de leur puissance et allumèrent un feu énorme. Tous les moyens sont donc réunis pour glorifier d’autres divinités que Dieu - Gloire à lui Puis, ils firent venir Abraham... Et là, on se demanderait pourquoi Dieu les a-t-il laissé saisir Abraham et l’emmener au bûcher devant leurs divinités. Il aurait été possible qu’Abraham disparaisse quelque part sans que personne ne puisse le trouver, ce qui aurait sauvé Abraham du bûcher. Mais si cela s’était passé ainsi, ils auraient dit : si nous l’avions attrapé, nous l’aurions brûlé. Ainsi resteraient-ils convaincu de la puissance des fausses divinités qu’ils adoraient et ils penseraient toujours qu’elles sont capables de profiter à celui qui les adore et nuire à celui qui leur nuit, et que si Abraham n’avait pas réussi à s’enfuir, il aurait brûlé et leurs divinités, les idoles, l’auraient anéanti. D’où la nécessité qu’Abraham ne prenne pas la fuite et qu’au contraire ils tombent entre leurs mains afin que le peuple tout entier témoigne de la sottise de leurs croyances et leurs incapacité face à la toute puissance de Dieu.

Il aurait été possible que le feu s’éteigne d’une façon ou d’une autre, comme par exemple une pluie qui tomberait du ciel et éteindrait le feu. Mais ceci n’eut pas lieu non plus pour la même raison. En effet, si le feu s’était éteint, les mécréants auraient dit : nos divinités pouvaient parfaitement brûler Abraham mais il a plu ; s’il n’avait pas plu, nos divinités se seraient vengées en le brûlant.

Non, Abraham ne fuit pas. Le feu ne s’éteignit pas. Au contraire, il s’attisa. Puis, ils y jetèrent Abraham. C’est alors que Dieu - Gloire à Lui - gela les propriétés du feu et il devint fraîcheur et sécurité pour Abraham... Donc, le miracle d’Abraham n’était pas d’échapper au feu. Si telle était la volonté de Dieu, Il les aurait empêché de l’interpeller ou il aurait envoyé une pluie qui éteindrait les flammes. Mais Dieu voulut que le feu reste allumé, violent et brûlant et qu’Abraham soit amené au vu du public et qu’il soit jeté dans le feu. Et là, Dieu suspend les lois physiques du feu. "Nous dîmes au feu : soit fraîcheur et sécurité pour Abraham". La volonté de Dieu neutralise les propriétés du feu devant les idoles qu’Abraham avait fracassées, le feu était allumé, Abraham était dedans, et les idoles qu’ils voulaient venger restaient au vu de tous incapables de faire qu’Abraham soit brûler ou qu’il soit atteint du moindre mal.

 Salam Alaykoum   Sourire Mouslima 
Par islam_de_coeur - Publié dans : les miracles du coran
- Voir les commentaires - Recommander
Samedi 13 octobre 2007
bismillah

 Salam Alaykoum




De même, Dieu inspira à la mère de Moïse de le jeter dans le fleuve afin qu’il soit sauvé. La dernière chose à laquelle un père ou une mère pourrait penser pour sauver son enfant est de le jeter dans l’eau... L’enfant était impuissant, petit, nouveau-né. Le jeter dans l’eau l’exposait à l’attaque d’un oiseau de proie alors qu’il est incapable de se défendre. Une petite vague aurait pu renverser le panier dans lequel il était et il se serait noyé immédiatement car il ne sait pas nager et ne peut rien faire s’il venait à tomber dans l’eau. Et s’il n’était pas tombé dans l’eau, la pluie aurait pu remplir son panier et il serait mort asphyxié ou noyé. Le vent aurait aussi pu renverser son panier et il se serait noyé.

Bref, il y a toutes sortes de dangers dans le fait de jeter Moïse dans le fleuve, tout sauf la possibilité qu’il survive. La raison, la logique et le bon sens suggèrent que si la mère de Moïse voulait le sauver, elle aurait pu tout faire sauf le jeter dans l’eau. Elle aurait pu le cacher dans un endroit lointain ou émigrer avec son fils à l’extérieur de l’Égypte ou le cacher dans un endroit secret dans sa maison que les soldats de Pharaon n’auraient pu trouver. Mais Dieu lui commanda de le jeter dans le fleuve où il avait davantage de chance de périr que de survivre. Il était exposé à la noyade, aux oiseaux de proie, aux vents forts. Dieu fit de tous ces dangers le seul moyen sûr de délivrer Moïse. Pourquoi ? Parce que c’est Dieu qui agit. Et là, les principes de causalités, et le bon sens, sont inopérants et le fait de le jeter devient délivrance, sécurité et quiétude...

Revenons donc aux miracles. Chaque Prophète produit pour son peuple un miracle ayant trait à leur domaine d’excellence. Le peuple de Moïse excellait en sorcellerie alors Moïse vint avec un miracle en sorcellerie et défia son peuple. Les premiers à avoir cru en lui étaient les sorciers eux-mêmes. Pour quelle raison ? Car ce sont eux qui effraient les regards des gens et les ensorcellent. Quand ils virent le miracle de Moïse, ils étaient les plus à même de le comprendre et de se prosterner devant le miracle car ils virent l’énorme différence entre la puissance de Dieu et la puissance des hommes et car ils furent impressionnés par sa manière de faire face à la sorcellerie où ils excellaient avec ce que Dieu lui avait donné : "Les sorciers se prosternèrent précipitamment, ils dirent nous crûmes au Dieu de l’univers, le Dieu de Moïse et Hârûn [Aaron]".

Ainsi les premiers à avoir cru furent ceux qui maîtrisaient le domaine du miracle, ceux-là mêmes que Dieu voulut défier dans leur spécialité. Quand ils mesurèrent la grandeur du défi, ils se prosternèrent précipitamment. Pourquoi ? Car ils possèdent un fragment du savoir terrestre en matière de sorcellerie... "Seuls craignent Dieu les savants parmi Ses serviteurs". Quand ils virent le miracle, ils furent émerveillés et sentirent combien il était imposant et sentirent qu’il venait de Dieu - Gloire à lui Ils oublièrent donc Pharaon et ses promesses, ils oublièrent l’or et l’argent et des honneurs qui les attendaient ici-bas. Ils oublièrent même le châtiment que Pharaon allait leur infliger et qu’il était un tyran. Tout ceci s’évanouit quand ils virent le miracle. Ils se prosternèrent précipitamment alors qu’ils étaient élus par Pharaon pour défier le miracle de Dieu et la religion de Dieu. Ce sont ceux-là mêmes qui se sont prosternés devant cette religion.

Tel est le miracle dans toute sa beauté. On s’en rend compte quand on sait que l’on avait promis aux sorciers les honneurs, le pouvoir et la fortune et qu’ils étaient les associés de Pharaon et prêchaient en sa faveur et qu’ils auraient bénéficié d’une grande influence dans ce bas-monde s’ils avaient triomphé ou s’ils avaient accusé Moïse d’une quelconque accusation répandue par Pharaon et ses soldats. Mais ils étaient dépassés et bouche-bée devant le miracle et ils se prosternèrent aussitôt. Ils délaissèrent toutes les promesses en sus du châtiment de Pharaon quand ils virent l’un des signes de Dieu.

De même, Jésus - que les salutations et les bénédictions de Dieu soient sur lui - fut envoyé à un peuple qui maîtrisait la médecine. Il guérit l’aveugle-né et le lépreux et, de surcroît, il ressuscita les morts par la permission de Dieu. Donc, Jésus défia son peuple dans leur domaine d’excellence et leur apporta ce qui dépassait largement leur science et y ajouta la résurrection des morts par la permission de Dieu. Ainsi, le défi s’inscrivait dans le domaine de compétence de son peuple.

Mohammad - que les salutations et les bénédictions de Dieu soit sur lui - vint alors que les Arabes rivalisaient en éloquence et rhétorique. Il leur apporta un miracle dans leur domaine de spécialité à savoir l’éloquence du Coran qui les mit au défi et les dépassa totalement. Alors ils traitèrent le Prophète de sorcier, puis de fou... Mais nous aborderons le miracle du Coran en détail dans les prochains chapitres sachant que l’aspect miraculeux du Coran n’est pas uniquement linguistique. Il présente de nombreuses facettes tenant au miracle qui constitue un défi pour les hommes et les djinns jusqu’au Jour de la Résurrection Le Coran poursuit ses dons au fil des générations.

Si le miracle est, de manière générale, une entorse aux normes doublée d’un défi sans que personne ne puisse le rejeter, il y a certains miracles qui font une entorse aux normes et qui ne visent pas le défi. Autrement dit, Dieu - Exalté soit-Il - ne défie pas les hommes par ces miracles et ne leur demande pas de produire quelque chose de comparable. Ces miracles ne visent qu’à prouver que la puissance divine dans l’univers qu’Il a créé n’a aucune limite. Ainsi l’homme renonce-t-il à soumettre toutes choses aux principes de causalité. Le croyant au contraire se réfugie auprès de Dieu - Gloire à Lui - pour tout ce qui dépasse ces principes car Dieu est Omnipotent et Impérieux et n’est soumis à aucune limite ni contrainte.

 Salam Alaykoum   Sourire Mouslima
Par islam_de_coeur
- Voir les commentaires - Recommander
Samedi 13 octobre 2007
bismillah

 Salam Alaykoum




Le Coran fait état de cet aspect des miracles
 qui visent à prouver le caractère illimité de la puissance divine dans sourate Maryam (sourate 19). Il aborde pour ce faire une question où les hommes ont l’habitude de faire jouer les liens de causes à effet, à savoir la question de la préservation de l’espèce. En effet, la préservation de l’espèce dépend de la réunion d’un élément masculin avec un élément féminin et résulte en une fertilisation suivie de grossesse. Pour cela, il faut que la masculinité soit entière et que la féminité le soit aussi.

C’est là que Dieu - Exalté soit-Il - intervient pour nous prouver que la puissance divine n’a aucune limite ni contrainte afin que l’homme ne pense pas que la création s’accompagnerait de causes et d’effets qui doivent obligatoirement se réunir. A cet égard, Dieu nous donne quatre éclairage différents sur la question de la création. La préservation de l’espèce ne dépend pas nécessairement de la présence d’un mâle et d’une femelle, non, elle dépend de la volonté du Créateur. C’est pourquoi Dieu créa un homme à partir de rien, sans mâle ni femelle. Il créa aussi à partir d’un homme sans femelle. Puis, il créa à partir d’un mâle et d’une femelle. Et, enfin, il créa à partir d’une femelle sans mâle faisant ainsi le tour de la question.

Explicitons cela un peu. Dieu créa Adam au début de la création sans mâle ni femelle c’est-à-dire qu’Adam n’avait ni père ni mère. Dieu - Gloire à Lui - l’a créé et lui a insufflé de son esprit. Voilà un aspect, celui de la création sans mâle ni femelle. Ensuite, Dieu créa Eve le plus vraisemblablement d’un mâle sans femelle. Puis, Il créa l’humanité entière à partir d’un mâle et d’une femelle. Il restait donc la création à partir d’une femelle sans mâle, ce qui se réalisa avec la conception de Jésus - paix sur lui. Donc, toute l’humanité provient-elle d’un mâle et d’une femelle et Jésus, lui, provient d’une femme qui n’a pas connu d’hommes. D’où la vision de la création sous quatre angles. L’origine de la création ne tient qu’à la volonté de Dieu et il y a prévu la présence de causes qui sont les éléments mâle et femelle. Mais, Dieu - Exalté soit-Il - voulut créer en l’absence des deux éléments. Ce fut le cas avec Adam. Puis il voulut créer à partir d’un homme seulement, il créa alors Eve à partir d’Adam. Puis, de leur présence conjointement il créa l’ensemble de l’humanité et les fit se procréer. Puis de la présence d’une femme sans homme, il créa Jésus, complétant ainsi les quatre facettes de la création.

Cependant, nous devons faire attention à un point très important. La création de l’homme en l’absence d’un mâle et d’une femelle est un miracle totalement soumis à la volonté de Dieu, Exalté soit-Il. La création d’une femelle à partir d’un mâle seulement est également un miracle soumis à la volonté de Dieu - Exalté soit-Il - tout comme la création d’un homme à partir d’une femme sans qu’elle ne connaisse d’hommes. La création d’un homme à partir d’un homme et d’une femme est aussi un miracle que Dieu a voulu soumettre dans ce monde aux principes de causalité. Mais Il ne l’a pas entièrement et uniquement lié à la causalité, il y a inclus une part de volonté divine et dit - Exalté soit-Il : "Et il rend qui Il veut stérile". En définitive, tout le miracle de la création est soumis à la volonté de Dieu - Gloire à Lui - et la présence des deux genres n’implique pas la (pro)création. "A Allâh appartient le royaume des cieux et de la terre. Il crée ce qu’Il veut. Il fait don de filles à qui Il veut, et don de garçons à qui Il veut, ou bien Il donne à la fois garçons et filles ; et Il rend qui Il veut stérile. Il est certes Omniscient et Omnipotent." [verset 42:49-50]

Il n’est donc pas question de la présence des moyens requis mais plutôt de la volonté de Dieu - Exalté soit-Il - que ces moyens opèrent ou non et quand Il veut les rendre inopérants, ils deviennent inopérants et quand Il veut que les effets se produisent en l’absence des causes, Il le fait sans aucune contrainte ni limite pour Sa puissance.

 Salam Alaykoum   Sourire Mouslima
Par islam_de_coeur
- Voir les commentaires - Recommander
Samedi 13 octobre 2007
bismillah

 Salam Alaykoum




Il s’agit d’un problème à l’origine du monde, un problème que Dieu - Exalté soit-Il - expose aux hommes afin que la foi pénètre le coeur des croyants et y installe la quiétude. Ainsi Dieu dit au croyant quand les causes sont perdues ne désespère pas car c’est Moi qui crée les causes et Je suis Celui qui peut produire les effets en l’absence même des lois. Ne désespère donc pas lorsque les causes se raréfient. Le croyant y trouve un refuge inexpugnable et sent la quiétude remplir son coeur et il n’est pas en proie à la peur à la perte d’une chose quelle qu’elle soit. En effet, il prend en compte les causes dans un premier temps. Puis, quand les causes font défaut ou sont difficiles à réunir et que toutes les issues sont bouchées devant lui, il se tourne vers Dieu - Glorifié soit Il - car le croyant ne désespère jamais de la miséricorde de Dieu, et âme ne se ruine pas et il ne perd pas sa tranquillité quand les causes s’écroulent.

Nous rencontrons cette histoire dans sourate Âl-cImrân (sourate 3 : La Famille de cImrân). La naissance de Marie - que Dieu l’agrée - a un retentissement que le Noble Coran transcrit : "(Rappelle-toi) quand la femme de cImrân dit : ‹Seigneur, je T’ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C’est Toi certes l’Audient et l’Omniscient›. Puis, lorsqu’elle en eut accouché, elle dit : ‹Seigneur, voilà que j’ai accouché d’une fille›" [versets 35 & 36] La phrase "voilà que j’ai accouché d’une fille" dite par la femme de `Imrân dénote de son regret de ne pas avoir mis au monde un garçon. En d’autres termes, le nouveau-né qu’elle vient d’avoir ne remplit pas les conditions pour lesquels il a été voué puisque la femme de `Imrân a voué ce qui est dans son ventre à Dieu - Exalté soit-Il - et comment Marie allait-elle pouvoir servir le Temple alors qu’elle est une fille ? De plus, la femme de cImrân dit que l’homme est mieux que la femme pour cette mission. Alors Dieu - Exalté soit-Il - lui dit : "Tu crois toujours que l’homme est mieux que la femme car tu abordes cette question d’un point de vue terrestre nul" et - Gloire à Lui - Il rajoute : "Et le garçon n’est pas comme la fille" c’est-à-dire que la fille que tu as eue est mieux que le garçon que tu espérais et il s’avère que la fille a un rang plus important que ce que tu croyais. Ne dis donc pas Dieu m’a donné une fille et ne m’a pas donné un garçon car Dieu - Exalté soit-Il - est le Créateur et il sait que cette fille aura une très grande valeur.

Ensuite, nous apprenons que le père de Marie est décédé car quand elle est née, on a cherché à lui attribuer un tuteur, quelqu’un qui remplacerait son tuteur naturel qui n’est autre que le père disparu. C’est ainsi que Zakariyyâ devient son tuteur. Le fait que Zakariyyâ, avec son lot de prophétie, devient son tuteur implique qu’il va devoir pourvoir pour elle pour tout ce qui concerne ses besoins matériels. Or, chaque fois qu’il rentrait chez elle dans le sanctuaire, il trouvait près d’elle de la nourriture [arabe : rizq]. Le fait qu’il trouve de la nourriture près d’elle dans le sanctuaire ou l’endroit où Marie priait et se prosternait signifie que ce n’est pas lui qui apportait cette nourriture et que Celui qui l’avait apporté n’était autre que Dieu - Gloire à Lui. Et pour cause, Zakariyyâ l’interroge : "d’où te vient cette nourriture ?" Elle dit : ‹Cela me vient d’Allah›. C’est là que la jeune orpheline Marie a commencé à comprendre par sa nature saine que Dieu - Exalté soit-Il - n’est pas sujet à une loi qui le gouverne et qu’il octroie ses dons à qui Il veut sans compter.

A ce stade, nous nous arrêtons un peu pour souligner que Dieu - Exalté soit-Il - quand Il a voulu préparer Marie à la mission qu’elle allait remplir, Il fit en sorte qu’elle lui soit vouée et à Son adoration. Puis, il lui choisit un Prophète, Zakariyyâ, pour tuteur. Puis, Dieu - glorifiésoit-avoululuipréparer le terrain en lui montrant que toute chose dans ce monde a une cause mais que certaines choses ont lieu sans cause ou que Dieu rend leurs causes inopérantes. Il a commencé par la subsistance [rizq] qu’Il lui octroyait : des fruits hors saison et une nourriture que l’on ne trouve pas sur terre en guise de préparation pour le futur et pour l’informer que Dieu - Exalté soit-Il - fait ce qu’Il veut.

Ensuite, Dieu a soulevé un autre problème qui est la prière de Zakariyyâ d’avoir un enfant. Quand il a vu la subsistance que recevait Marie sans compter, il a prié son Seigneur et lui a demandé un enfant. Alors Dieu a exaucé sa prière et lui a annoncé la bonne nouvelle d’un fils. A ce moment, Zakariyyâ se rappela l’absence des causes en lui-même et dit : Seigneur, je suis un vieillard et ma femme est stérile, c’est-à-dire que les conditions naturelles ne sont pas réunies pour permettre la procréation, alors comment vais-je avoir un enfant ? Dieu lui répondit : "Ainsi sera-t-il ! Ton Seigneur a dit : ‹Ceci m’est facile. Et avant cela, Je t’ai créé alors que tu n’étais rien" [19:9]

Ainsi Dieu avait-Il créé Zakariyyâ alors qu’Il n’était rien et Il était donc capable de lui donner un fils sans tenir compte des causes. Là encore, il s’agit d’un rappel pour Marie que Dieu - Exalté soit-Il - lorsqu’Il le veut, crée des choses sans leurs causes. Premièrement, Il lui a donné une subsistance sans causes. Puis il a exaucé la prière de Zakariyyâ dans le sanctuaire. Dieu - Gloire à Lui - dit : "Là, Zakariyyâ pria son Seigneur" [3:38]. Le mot "hunâlika" ["Là"] signifie que la prière a eu lieu dans le sanctuaire chez Marie afin qu’elle assiste une fois de plus à ce qui raffermisse et stabilise son coeur pour ce que Dieu a préparé pour elle. Elle a donc vu la création avoir lieu en l’absence des causes nécessaires : Zakariyyâ était vieux et sa femme était stérile et pourtant Dieu peut lui donner une progéniture.

Tout ceci visait à ce que Marie ne soit pas perturbée par le fait qu’elle mette au monde un enfant en l’absence d’un homme. Malgré tous ces préambules, Marie a été perturbée à la vue de l’ange Gabriel - paix sur lui. "Elle dit : ‹Comment aurais-je un fils, alors qu’aucun homme ne m’a touchée, et que je ne suis pas prostituée ?›" Ainsi après tous ces préambules, la nourriture sans cause, le fait que Zakariyyâ ait un enfant alors que les causes faisaient défaut, après toute cette préparation, Marie a été troublée à la vue de l’ange Gabriel au point que Dieu - Exalté soit-Il - lui dit pour la rassurer : "Ainsi sera-t-il ! Cela M’est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens" [19:21] Dieu veut dire à Marie que malgré tous ces préambules, tu t’étonnes de ce qui se passe, c’est toi qui disait : "Il donne certes la subsistance à qui Il veut sans compter" [3:37]. Marie, tu as témoigné du fait que Dieu - Exalté soit-Il - quand Il veut rendre inopérantes les lois de la nature et créer les effets en l’absence de leurs causes, Il en est capable. Tu l’as vu dans le cas de Zakariyyâ et pourtant tu t’étonnes.

 Salam Alaykoum   Sourire Mouslima 
Par islam_de_coeur - Publié dans : les miracles du coran
- Voir les commentaires - Recommander
Samedi 13 octobre 2007
bismillah

 Salam Alaykoum



Le miracle de la création de Jésus
 - paix sur lui - n’était pas destiné à défier quiconque. Il visait tout simplement à démontrer la puissance illimitée de Dieu et que Dieu fait ce qu’Il veut. Il visait aussi à compléter les différentes facettes de la création : création sans mâle ni femelle, puis à partir d’un mâle et sans femelle, puis à partir d’un mâle et d’une femelle pour ceux que Dieu a choisi de donner une progéniture et enfin d’une femelle sans mâle complétant ainsi toutes les étapes de la création.



Un autre miracle où Dieu ne visait pas à défier les hommes est celui où Moïse a fendu la mer avec son bâton.
 Lorsque Pharaon et ses soldats ont poursuivi Moïse - paix sur lui - et ses disciples jusqu’à la mer et qu’ils se trouvèrent face à la mer avec les soldats de Pharaon derrière eux, le peuple de Moïse dit : "Nous allons être rejoints". Ceci est une conclusion logique selon les lois et les principes des hommes car les soldats de Pharaon sont non loin derrière et la mer est devant le peuple de Moïse et ils sont donc incapables de poursuivre la fuite. A ce moment, Moïse s’en est remis à Dieu - Exalté soit-Il. Il n’a pas dit : nous allons nous réfugier dans une montagne qui nous mettrait à l’abri de Pharaon et ses soldats. Il n’a pas dit non plus : nous allons prendre un énorme bateau pour fuir Pharaon et ses soldats. Il n’a pas dit nous allons nous en sortir de telle ou telle manière. Non, quand son peuple lui a dit : "Nous allons être noyés", il s’en est remis à Dieu - Exalté soit-Il - et dit avec assurance : "Non, mon Seigneur est avec moi, Il me guidera".[26:62]

Il a ainsi transféré le problème du domaine de l’homme au domaine de Dieu - Gloire à Lui. C’est comme s’il avait échangé la puissance limité de l’homme avec la puissance sans limite ni contrainte de Dieu et qui se concrétise par le mot "Soit" [arabe : kunn]. Et puisqu’il a relégué la puissance qu’il détient à la puissance de Dieu - Exalté soit-Il - le problème rentre dans la logique de "subhâna Allâh" [i.e. Gloire à Dieu] et "laysa kamithlihi shay’un" [i.e. Rien n’est à Sa ressemblance]. En d’autres termes, nul ne devrait s’étonner de ce qui arrive s’il n’est pas conforme à la loi des hommes car l’acteur c’est Dieu - Exalté soit-Il. La délivrance est désormais issue de la puissance de Dieu et non de la puissance des hommes. Dieu - Exalté soit-Il - dit : "‹Frappe la mer de ton bâton›. Alors elle se fendit" [26:63] Or, il est connu que l’eau obéit à la propriété des vases communicants et qu’elle ne peut être haute à un endroit et basse à un autre, sa surface doit au contraire être plane. Donc, quand Moïse frappe la mer, il n’utilise pas les lois terrestres, ni les les propriétés physiques de l’eau, ni la puissance des hommes car il s’en est remis à Dieu - Exalté soit-Il. De ce fait, la puissance et l’acte viennent de Dieu et la mer se fend et Moïse et son peuple sont délivrés.

Tel est le sens du miracle très succinctement.
Le miracle est une entorse aux lois de la nature.
 C’est un défi que personne ne peut relever. Les miracles sont de deux sortes : ceux que Dieu donne à Ses Messagers pour défier leur peuple et prouver qu’ils apportent réellement la guidance et les messages de Dieu, et pour raffermir la foi dans le cœur des gens et leur montrer le droit chemin qui mène à une vie saine à savoir, la législation de Dieu sur terre, et pour que tout le monde sache que ces Messagers sont venus de la part de Dieu avec une voie qu’Il a tracée pour l’homme. Il y a d’autres miracles dans la nature qui ne visent à défier personne et qui sont l’expression de la toute puissance de Dieu par rapport à l’univers et qu’Il est Le Créateur, qu’Il est l’origine des causes et des effets et qu’Il lui suffit de dire "soit" pour que Sa volonté soit faite en l’absence de toute cause et ce tant que l’affaire lui est remise, loin de la puissance des hommes et de leur force.

 Salam Alaykoum   Sourire Mouslima
Par islam_de_coeur - Publié dans : les miracles du coran
- Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus